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Les rêves fuguent Rappelle toi les caresses tendres Du feu qui laisse beaucoup de cendre, Essuie ta langue qui aime lécher Le jus qui brûle dés le toucher. Je me perds dans une ville faite de songes que j'aime, je m'égare dans les rues des mes pensées généreuses, somptueuses et trop belles pour qu'elles soient vraies. Reprends tes bras loin de l'épaule Qui porte une tête aux pensées folles, Avale tes dents qui veulent mordre Le rêve d'une chance dans le désordre. Je m'évade sur un nuage qui vogue plus loin que le ciel, j'aime rêver de toi. Refais tes pas aux traces connues Noyés de larmes aux yeux tenues, Repeins la brume sous la paupière Du cauchemar d'un somme amer. J'aime rêver de toi, malgré tout, ou malgré rien... Retire ta main qui fait le tour D'une silhouette vidée d'amour, Sculptée de vœux élus au roi Que le vent croise entre les doigts. Je m'exile vers une ère ou il n'existe que nous deux, nous sommes les pionniers de l'humanité, l'existence se résume à notre belle histoire dans ce pays peuplé d'anges qui nous servent la paix, j'aime rêver de toi. Empêche tes ailes d'aller en vol Suivant le chant du rossignol, Partir chez lui est un destin Qui se répète tel un refrain. Efface les courbes à l'air osé Des fleurs qui coulent de la rosée, Plantées au bord du vieux jardin A la racine du grand chagrin. Je voyage dans l'univers à la conquête d'une merveille qui ne peut pas exister sur terre, j'ai pour nous quelques étoiles et un cratère dans la lune pour nous abriter si jamais le soleil s'éteint, j'aime rêver de toi. Enlève le geste au ton malin Qui prive la peau de son câlin, Volant au jour de la lumière Une nuit obscure de plein hiver. Remonte le temps jusqu'au sourire Terni au fond d'un souvenir, Défriche le pré des feuilles mortes Qui traînent le deuil jusqu'à ta porte. Je migre parmi la colonie des oies qui volent vers un beau besoin, je côtoie les prières et les merveilleux souhaits, je touche de l'aile le secret d'un regard piquant qui alarme tous mes frissons, j'aime tant rêver de toi. Ordonne aux cloches de ta pendule De tourner l'heure vers le recul, Je marcherai sans un regret Les ruines d'amour déjà terrées. Ramasse les notes qui accompagnent La neige qui chute de la montagne, Elles prennent le vent pour raconter Aux vagues des mers un conte d'été. Je me noie dans un bain de brouillard parfumé d'un plaisir délicieux qui éveille tous mes sens mondains, je meurs dans le bonheur après que le soleil soit parti vers une autre vie, j'aime rêver de toi. Dépêche ton pied sous la pluie Qui chante au toit toute la nuit, Va au soleil le jour venu Pour bronzer l'or des chairs nues. Accueille le rêve que j'ai posé Telle une couleur sur toutes les roses, Tel le murmure du doux baiser Qui laisse l'écho des belles proses. Je marche dans l'allée d'un jardin qui offre le palais de l'éternelle cérémonie qui célèbre la vie, on m'invite en chantant sous le jet des confettis le long d'un printemps qui laisse deviner le paradis, j'aime tant rêver de toi. Rejoins ton ombre qui part ailleurs A la ruée du grand bonheur, Elle colle au sol d'étranges effets Qui guident le corps vers l'imparfait. Kader...
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Dans la fougue des rêves bleus Qui faufilent entre les nuages enflammés de soie A l'horizon d'un couchant pourpre D'une soirée gelée aussi longue qu'une saison d'hiver. Le feu se meurt dans la nuit, L'étoile cligne entre les pierres qui gardent la lune, L'arc-en-ciel hiberne dans les cendres de la neige Dans la banquise d'un chemin conduisant vers un soleil noir. J'ouvre les yeux dans un bain de suée froide, Rescapé d'un cauchemar ou il pleuvait des cordes de larmes, Sous le drap d'une aurore qui embrasse le printemps, Je regarde la rose blanche qui savoure des gorgées de rosée, Le coquelicot déroule son velours rouge jusqu'au pied du mont, L'aquarelle prête sa robe au jardin, La foret plonge ses nids entre le sable et l'eau, Les vagues vont en cortège jusqu'à l'ile des souvenirs merveilleux, Je renais dans une tombe qui donne sur le paradis, Je suis sur terre ce matin, Je vis. Dans la fougue des rêves bleus Qui flottent entre les nœuds du filet d'une tempête de verre, Annonçant l'ouragan au crépuscule d'un couchant obscur, Il tonne la peur dans le sommeil des pieux, L'éclaire déchire la chair de la ville engloutie dans la bouche d'un temps enragé, La rue se réfugie dans les bras de son prédateur, Aussi féroce qu'un volcan crachant la hargne à l'apogée du déluge. Je me réveille soudain perdu dans un bois de frissons étourdis, Revenu d'une guerre ou il sentait le sang Au chevet d'une aube qui caresse les plaies, La brise aère les cheveux d'un visage qui suggère la beauté, Le poisson invite la mouette à partager son repas salé, La fontaine nourrit de vin la kermesse des amoureux, L'oiseau fredonne des symphonies de rires Tirés des lèvres sur des traits aussi euphoriques que l'écho d'un youyou, Je renais dans un orage qui donne sur une contrée de paix, Je suis sur terre encore ce matin, Je vis. Kader...
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Chateau d'If... J'aime le soleil qui bronze le blé Autour d'une roche blanche au milieu de l'eau Fourrée de plaies que le vent a forgées sur les pierres Pendue dans l'histoire telle une médaille dans le musée de la liberté. J'aime le voyage sur l'eau qui dort Sur mille secrets dans son trésor, Cachés à l'ombre de la lumière Parmi les rêves et les prières. J'aime la mer qui rince le sable De la petite ile qui protège les barques du continent Emportées par les vagues que roule le temps Pour rajeunir toujours le quai du port que les humains appellent vieux. J'aime les couleurs du paon plumé De fleurs jolies et parfumées, Jetées par l'age qui creuse les grottes Avec les dents féroces des flottes. J'aime le chant de la guitare De la brise qui tire un murmure sournois Sur des voiles tissées sans cordes pour orchestrer le néant Sans butins pour célébrer une victoire dans la mémoire du marin inconnu. Kader... |
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Je jette le rêve à l'océan Tel un caillou dans le néant, Il sera proie aux vagues immenses Qui le noient vite dans le silence, Il deviendra un souvenir Pondu en face de l'avenir. Je jette le temps au sablier Avec l'espoir des vœux priés, Il fléchira dans un miroir Hélas l'envers d'une autre histoire Avec la touche d'un ton cruel Qui voit la vie d'un œil réel. Je jette le vent dans le filet Aux mailles qui serrent l'air exilé, Il portera une gloire cousue Sur les épaules des feuilles déchues, Versera l'eau dans un nuage Qui fournira le grand orage. Je jette la plume dans la douleur Elle me revient pleine de couleurs, Elle écrira avec du charme La joie qui fait des jets de larmes, Elle pleurera la fin prévue D'un conte d'amour à son début. Je jette la lune au cendrier Il fera noir à l'encrier, Il coulera des vers en braises Qui chutent du haut d'une falaise, Et gèlera la noie des grêles Quand la terre fait l'étreint du ciel. Je jette le sable dans le désert Et les étoiles dans l'univers, Ils tourneront dans un manège Dans un cratère qui les protège, Ils reviendront danser la nuit, Le jour un drame qui les punit. Je jette la goutte qui fait la mer Ou le marin vit et prospère, Il pêchera à l'hameçon L'espoir d'avoir un gros poisson, Suivant le doigt de la boussole Qui le ramène vivant au sol. Kader... |
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Dans la parade des grands poètes Brillants des pieds jusqu'à la tête, Pousse la foret sous chaque pas Ou les oiseaux fondent des toits, Dorment les œufs au fond des nids Sous l'aile aux plumes justes et unies. Dans la bataille des grands poètes Qui se termine par une fête, Pousse la fleur dans chaque fusil Dans le bouquet des rêves choisis, Plonge le poisson l'écaille au bain Ou l'encre saoule tel le vin. Dans la tournée des grands poètes Au chant de gloire qui se répète, Dansent les herbes sur la colline Le vent qui porte l'averse fine, Verse le pré l'odeur du thé Qui hume la joie et la santé. Dans la cavale des grands poètes Dans une poursuite qui ne s'arrête, Derrière le flaire d'un peu de paix Munis d'une plume et d'une épée, Brisant le fer de la prison Qui les sépare de l'horizon. Dans l'aventure des grands poètes Errant une chance à l'aveuglette, Sur un chemin très loin du corps Dans les nuages ou le vent dort, Armés d'une mine gelée sous l'eau Aux jet des laves des précieux mots. Dans le voyage des grands poètes Au gré des vents et des tempêtes, Sculptant les dunes du grand désert Ou le soleil est un repère, Accompagnés d'un art doué Qui joint la chance à leurs souhaits. Kader... |
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Blog mis à jour le 20/11/2008 à 08:30:04
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